ASNL 50 ans

50 ans de passion en rouge et blanc

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ASNL : le pari de la formation

Depuis sa création en 1967, l’AS Nancy Lorraine s’appuie chaque année sur son centre de formation. Une politique économique parfois menacée, mais qui a permis au club de se maintenir au niveau professionnel depuis un demi-siècle.


Crédit photo : ASNL

50 ans ça se fête… et même en football. Au cœur de la forêt de Haye, les infrastructures sportives de l’AS Nancy Lorraine paraissent optimales. Étendues sur près de six hectares à Velaine-en-Haye (à 10 minutes du centre-ville de Nancy), elles totalisent quatre terrains en herbe, deux terrains synthétiques, une salle couverte, une fosse éclairée, et des terrains de basket-ball et de beach-volley. Sur ce site, on note aussi une salle de musculation, de restauration, un internat, et même une école privée.

Bref, c’est dans ce cadre idyllique que le club au chardon a construit une partie de son histoire. Ses plus belles victoires sont intimement liées à l’éclosion de ses jeunes prodiges formés ici. L’ASNL a accepté de nous ouvrir ses portes afin de comprendre les stratégies de développement d’un centre de formation pas comme les autres. Une pépinière qui a, entre autres, vu grandir un certain Michel Platini dès l’âge de 17 ans, triple ballon d’or (1983, 1984, 1985) aux 72 sélections en Équipe de France. Platini, symbole du club, qui a d’ailleurs donné son nom le 30 novembre 2008 au centre de formation.

Crédit photo : ASNL

Ici, on héberge chaque année une soixantaine de jeunes âgés de 15 à 20 ans. Le directeur des lieux, Patrick Gabriel (ancien joueur de l’ASNL, formé lui-même au club, et notamment entraîneur de l’équipe première en 2013) nous livre sa marque de fabrique. Le rôle de ce complexe sportif est d’approvisionner l’équipe professionnelle, mais pas seulement. Il se doit aussi d’aider le club lorsqu’il traverse des difficultés financières. « Aujourd’hui, il y a des incertitudes quant au classement de l’ASNL en L1. Mais le centre de formation doit répondre à l’attente de l’équipe professionnelle », précise t-il.

L’AS Nancy Lorraine a débuté cette saison 2016-2017 avec une quatorzième place au niveau du classement des budgets de L1 avec 30 millions d’euros dans la banque en août dernier. Quelle part de sa trésorerie accorde le club accorde-t-il à sa formation ? « Cela dépend des années, mais en L1 ça représente environ 10% ». Cette saison, 7 joueurs de l’effectif professionnel sur 27 sont originaires du centre de formation de l’ASNL. « En général, chaque année ça représente grosso modo entre 40 et 60% », précise-t-il. Des chiffres qui classent, entre autres, le club à la onzième place au classement national des centres de formation de football.

Les critères de sélection

« Gabi », comme on l’appelle ici, nous explique que pour avoir une chance d’être recruté, il faut un bagage technique important aux différents postes et un bon comportement. Avec Ghislain Renault, directeur de l’école technique privée, et Pascal Viardot, directeur administratif, ils veillent aussi à l’extra-sportif et à ce que leurs jeunes footballeurs obtiennent un diplôme à leur sortie. Peu importe s’ils deviennent professionnels ou non. L’enjeu est donc de leur permettre de poursuivre « une vie normale » à leur sortie du centre ou bien de rebondir sur un autre projet sportif.

Quelle est la stratégie adoptée par les recruteurs du centre (Mohamed Ouadah et Benjamin Brat) pour tenter de dénicher la perle rare ? « L’AS Nancy Lorraine ne fonctionne plus sous la forme de détections ouvertes comme elle a pu le faire dans le passé. L’idée c’est qu’on fonctionne un peu comme des ‘’chasseurs de têtes’’ et en fonction de nos besoins, on va chercher les garçons à l’extérieur avec des observateurs sur un grand quart Nord-Est », explique-t-il.

Patrick Gabriel indique aussi qu’il n’existe plus de partenariats particuliers entre l’ASNL et certains clubs de la région comme il pouvait y en avoir dans le passé. Il explique que ces contraintes pouvaient parfois « vexer ou frustrer certains clubs si la démarche annoncée n’était pas toujours suivie ». Néanmoins, il admet avoir certaines relations privilégiées avec des clubs voisins (parmi eux nous pouvons citer le SAS Épinal par exemple).

« Même si on entre au centre, la route est encore très longue et difficile », Patrick Gabriel

Pendant des semaines voire des années, le travail de Patrick Gabriel et de son équipe consiste donc à superviser en fonction des postes et des besoins du club certains joueurs. Un rôle d’enquêteur dans lequel il ne faut surtout pas agir dans la précipitation. « On essaie de se renseigner en amont au-delà du sportif sur un environnement, une stabilité, une fiabilité, et un comportement qui peut amener un garçon chez les professionnels. Il n’y a rien d’éliminatoire, car certains jeunes peuvent être déscolarisés parce qu’ils ont un milieu qui ne leur a pas été favorable pendant leur première partie de vie. Ce qui nous intéresse c’est de savoir si le garçon, malgré des événements de vie qui ont été compliqués, peut se réadapter à une vie où la rigueur, la discipline, et l’abnégation seront importantes ». Puisque le sport de haut niveau rime parfois avec frustration, l’ASNL adopte donc une attitude d’anticipation vis-à-vis de ces jeunes espoirs.

Mais alors quels profils sont recalés ? Patrick Gabriel lève le voile. « Certains garçons qui ont un potentiel mais chez qui on ne sent pas la maturité, la volonté, ou bien le bon feeling, ne peuvent pas intégrer notre centre de formation. En règle générale, les heureux élus font leur entrée vers 15-16 ans mais ces premiers pas ne leur garantissent pas forcément un avenir sportif au club. « On ne veut surtout pas les faire rêver en leur promettant un avenir plus ou moins doré s’ils n’en ont pas les moyens. Même si on entre au centre, la route est encore très longue et très difficile. Il y a beaucoup de choses qui peuvent intervenir sur les quatre ou cinq ans de formation. Si on sent en plus que psychologiquement, c’est dur pour le garçon, on risque de le mettre plus en difficultés qu’autre chose », prévient Patrick Gabriel.

En tant que directeur du centre, c’est à lui d’annoncer la fin de l’aventure à certains joueurs. Une décision dure à prendre mais qu’il assume pleinement. Selon lui, l’échec ne vient pas seulement du joueur en question. « Des déceptions j’en ai tous les ans, car un garçon qui est choisi, qui fait sa formation et qui ne réussit pas, ça c’est une grosse déception. Et cela veut dire qu’à un moment donné on s’est trompé, et que nous n’avons pas su lui amener ce qu’il fallait pour passer le cap », lance-t-il.

Dans cet apprentissage, l’AS Nancy Lorraine teste aussi ces jeunes footballeurs en herbe à travers les déplacements à répétition et les contraintes du quotidien qui les obligent à vivre quasiment toute l’année ensemble. De plus, ces jeunes sportifs s’entraînent sept fois par semaine et disputent un match le week-end. « Quand on voit le parcours des pros qui ont fait quinze ou vingt déplacements lors des trois derniers mois, il faut être capable de résister à ça, car c’est lourd et répétitif ». Alors certes, ces exigences sont nuancées par Patrick Gabriel. « Les contraintes d’un joueur professionnel ne sont pas les mêmes que celles d’un autre travailleur, il y a quand même beaucoup d’avantages à être ici, mais c’est vrai que psychologiquement pour des garçons de 18-20 ans ce n’est pas toujours évident la vie au centre de formation ».

L’école technique privée, un modèle de rigueur

Il n’y a pas que le foot dans la vie, et même ici au centre Michel Platini. Deux structures permettent au club de préparer l’entrée au centre de formation. D’un côté, le Pôle Espoir Grand-Est, et de l’autre, le Collège Georges de la Tour de Nancy. Ce dernier établissement joue donc un rôle de partenaire avec le club nancéien. Cette étape de préformation, Marius Schneider, 23 ans, l’a vécue durant toutes ses années de collège. Il y a, entre autres, côtoyé Benjamin Jeannot, Fouad Rachid, Rémi Walter, jusqu’à être dans la même classe que Modou Diagne, l’actuel défenseur de l’ASNL. « Quand je suis entré à Georges de la Tour, nous étions une soixantaine à faire les sélections. Ils en ont pris une quinzaine, dont 75% venaient directement de l’ASNL, et une petite minorité seulement, en provenance d’autres clubs dont je faisais partie (le COS Villers) ».

« Au départ, je ne prenais pas vraiment cela au sérieux, je pensais avoir eu de la chance d’être admis dans cette section sportive. Puis, j’ai rapidement progressé. Au final, je n’étais peut-être pas très loin, à terme, d’accéder au centre de formation. Mais ça, on s’en rend compte beaucoup plus tard (rires) » !

« Ensuite, j’ai eu la fameuse blessure aux croisés (au genou gauche) en fin de quatrième qui m’a éloigné des terrains pendant neuf mois. Et là j’ai compris que c’était mort », explique-t-il. « Quand j’étais petit, mon rêve a toujours été de jouer pour Nancy et de devenir professionnel. Encore plus quand tu réalises que le centre n’était pas très loin. Ça fait bizarre de voir aujourd’hui à la TV des potes avec qui j’étais pendant ma scolarité ». Ironie du sort, Marius est aujourd’hui éducateur de football à Velaine-en-Haye (U11, U13, Séniors). Finalement, les rôles se sont inversés.

Mais cette école privée ne s’arrête pas seulement en classe de troisième. Elle accompagne aussi l’accès des jeunes diplômés vers des études supérieures grâce à plusieurs conventions. Parmi elles, nous pouvons citer celles avec l’UFR STAPS et le lycée Pierre de Coubertin en vue d’une orientation vers des BTS Tertiaires.

L’école de l’ASNL regroupe cinquante élèves répartis en dix classes qui vivent 24 heures sur 24 ensemble toute l’année, Patrick Gabriel évoque cette cohabitation. « Nous connaissons parfaitement l’environnement et les pensionnaires du club. Nous sommes là pour faire progresser les garçons à tous les niveaux et pas seulement au niveau sportif », admet-il. Et dans ce club à la devise « qui s’y frotte s’y pique ? », parfois un petit sermon du directeur peut permettre à un jeune élève de repartir sur de bons rails. Grâce à ces effectifs réduits en classe et cette rigueur, le club obtient d’excellents résultats (94% de réussite aux examens). Et l’an dernier, l’école technique privée a obtenu seize nouveaux bacheliers. Une victoire hors du terrain qui a dû ravir la vingtaine de professeurs de ce centre.

Mais quelle est la plus grande réussite de cet établissement ? « Elle est surtout sur le garçon déscolarisé ou en rupture avec la scolarité, et qu’on arrive à remettre dans le droit chemin pour l’aider à obtenir un diplôme », confesse Patrick Gabriel. « Mais c’est avant tout une fierté pour le garçon surtout parce que ça lui montre qu’il est capable de surmonter des difficultés et des frustrations. Après bien évidemment, ils sont ici pour tenter de passer professionnel, on ne va pas se leurrer », avoue-t-il.

Et quels sont les autres avantages liés à ce centre Michel Platini ? Incontestablement la proximité entre les jeunes du centre de formation et l’équipe professionnelle du club dirigée par Pablo Correa. Les joueurs expérimentés de l’effectif actuel donnent de précieux conseils à ces jeunes footballeurs. « Quand il y a un message à faire passer, Michaël Chrétien, Youssouf Hadji, Alou Diarra, ou Benoît Pedretti (les « anciens », ndlr) ont toujours la disponibilité pour les jeunes », avoue le directeur du centre.

Regroupés sur un même site, les contacts directs entre eux permettent d’intégrer rapidement chaque nouveau jeune dans l’équipe première. Cela a été le cas de Faitout Maouassa cette saison, titulaire pour la première fois en Ligue 1 face à Lille en octobre dernier. Le polyvalent gaucher de l’ASNL et international français U19 a accepté de répondre à nos questions.

Faitout Maouassa : « Nancy c’est un club de travailleurs »

Crédit photo : ASNL

Ce joueur en devenir est reconnaissant envers l’ASNL qui lui a permis de disputer sept matchs de Ligue 1 cette saison. Une réussite sportive, mais pas seulement puisqu’il a aussi décroché un bac pro commerce avec mention assez bien grâce à cette école privée en forêt de Haye. Alors quel regard porte-t-il sur cette structure ? « Nancy c’est un club de travailleurs qui veut faire progresser les jeunes au plus haut niveau. Il faut bien être concentré. L’école est super, l’accompagnement aussi », répond-il.

« C’est un énorme plaisir pour moi de jouer en Ligue 1 même si ce n’est que le début. Ça fait chaud au cœur mais après on s’adapte. Le stress descend un peu et la confiance vient de plus en plus. C’est aussi un honneur pour moi de porter le maillot de l’Equipe de France (il est double champion d’Europe avec les U17 et U19 en 2015 et 2016). En sélection, je joue avec ma catégorie d’âge mais quand on arrive en Ligue 1 c’est très différent ».

Une différence d’âge en championnat qui ne semble pas du tout l’effrayer. Les cadres listés auparavant par Patrick Gabriel ont parfaitement su intégrer ce natif de Villepinte à leurs côtés. « À force de s’entraîner ensemble tous les jours, forcément après on s’entend bien sur le terrain. Nous les jeunes, ils nous aident au quotidien en nous donnant des conseils pour bien progresser. C’est très important », souligne-t-il.

Et ce n’est pas sa titularisation sur la pelouse du PSG en championnat qui va le faire changer d’avis. En effet, ce joueur aux sept matchs disputés cette saison avec l’ASNL a même inscrit son premier but en L1 le 18 mars dernier (défaite 3-2 face à Lorient). La clé pour Faitout Maouassa est donc de jouer sans complexe. « Si on se focalise sur le fait de jouer face à Paris, on risque d’être impressionné, déconcentré, et de faire beaucoup d’erreurs. Vu que je suis originaire de là-bas, ce match était forcément particulier pour moi, mais je suis resté concentré sur le match », lâche-t-il.

La formation est nécessaire pour la survie d’un club comme Nancy avec les retombées économiques qu’elle génère. Cette année, l’ASNL a vu partir son défenseur central de 21 ans, Clément Lenglet, au FC Séville. Un départ inattendu en cours de saison, même si l’ancien capitaine du club avait déjà tapé dans l’œil de la Juventus de Turin en 2015. Patrick Gabriel nous donne sa version des faits sur ce transfert de mi-saison.

« Clément s’est très vite imposé dans la catégorie supérieure. Il a rapidement intégré le groupe professionnel dans un moment où le club était en difficulté car on était redescendu. Il a fait son trou et il était suivi par pas mal de clubs. Et son choix s’est fait sur Séville qui a œuvré au bon moment je dirais », dixit Patrick Gabriel. L’AS Nancy Lorraine, orphelin de son capitaine, mais qui se console avec une vente qui a rapporté près de cinq millions d’euros au club au chardon. Un beau retour d’investissement sur une formation nancéienne qui a pris le risque de s’affaiblir à un moment crucial du championnat.

Avant d’espérer jouer dans un grand club, Faitout Maouassa souhaite quant à lui poursuivre son apprentissage à l’ASNL. « Je pense qu’il faut s’affirmer dans un club avant de partir. Je vais rester à Nancy sur le long terme et progresser. (Il vient de prolonger son contrat avec l’ASNL jusqu’en juin 2020, ndlr). L’objectif est de maintenir le club et petit à petit de gagner une place de titulaire. »

Humilité et travail, deux mots d’ordre enseignés par Patrick Gabriel au centre de formation de l’ASNL. « Faitout, je le connais bien car je lui ai fait faire quelques kilomètres (rires) ! Il est arrivé en provenance d’un tout petit club parisien (Argenteuil) et il est là aujourd’hui. Il ne doit pas oublier d’où il vient et de la chance qu’il a d’être ici. En plus, son parcours est exceptionnel puisqu’il est double champion d’Europe ».

Comme ses moyens financiers sont limités, Nancy voit donc partir ses meilleurs joueurs depuis ses origines pour assurer la pérennité du club. Des départs forcés pour exister dans cette lutte inégale entre les petits et les gros clubs. « Auparavant il fallait faire trois ou quatre saisons pour attirer les recruteurs. Aujourd’hui, l’Europe suit les gamins à partir de 16-17 ans. Tout le monde veut faire la bonne opération. Et un joueur de 16-17 ans coûte moins cher qu’un garçon de 23-24 ans, c’est économique ».

Une logique économique qui a contraint le club à se séparer en l’espace d’un an d’Arnaud Lusamba (2,5 millions), Youssef Aït Bennasser (3 millions). Au total, ces ventes de joueurs formés à l’ASNL ont rapporté près de 10,5 millions d’euros au club si l’on ajoute la vente de Lenglet. « Ce n’est pas mal mais il faut renouveler ! », lance Patrick Gabriel. Et quand nous l’interrogeons sur les risques de ce modèle, il avoue tout de même que « ce mode économique n’est pas sans danger sur les résultats sportifs, surtout en L1 ».

Et quel regard Patrick Gabriel porte t-il sur le rival messin qui a lui-aussi débuté le championnat avec un budget de 30 millions d’euros ? Il décrit le FC Metz comme un concurrent direct. « Il y a un petit antagonisme entre les deux clubs avec deux philosophies différentes. Moi je crois que l’avancée de l’un fait avancer l’autre. C’est important qu’il y ait un concurrent proche, parce que la réussite de l’un fait pousser l’autre vers le haut, et même au centre de formation. Nous sommes en concurrence sur les joueurs à recruter en Lorraine voire un petit peu plus loin », conclut-il.

Et enfin, que pensent certains passionnés du club de cette politique de formation ? Stéphane Lamaix, Président des Socios Nancy, est quant à lui convaincu que l’ASNL dispose d’un excellent outil en forêt de Haye. « Ils font du très bon travail au centre de formation, ça fonctionne très bien et c’est la base du club », juge-t-il.

De son côté, Allan Portzert, actuel animateur de l’émission de radio Fans of Nancy, estime lui aussi que l’ASNL possède un bon centre de formation. « Mais malheureusement on ne garde pas nos joueurs assez longtemps. C’est le problème des petits clubs car financièrement on a besoin de les vendre. Nous n’en avons pas assez sorti cette année, surtout avec les difficultés que l’on a en ce moment. Mais globalement on sort des bons jeunes », reconnait le fils du speaker historique de l’ASNL, André Portzert, décédé en 2009.

Retour dans le passé grâce à des reportages d’archives du centre de formation de l’ASNL :

En 1974 :

Dans ce sujet tourné onze ans après la création du club, l’homme fondateur, Claude Cuny, définissait l’ASNL comme « le club de tous » et ne montrait pas vraiment de signes d’inquiétude quant à ce pari de formation pour bâtir l’avenir du club.

Quatre années plus tard, l’ASNL continue de se faire un nom sur la scène nationale du football français avec sa forêt de Haye devenue célèbre grâce aux coups-francs de Platini face à des mannequins en mousse disposés tel un mur. En 1978, les joueurs d’Antoine Redin défendaient même les couleurs de Nancy sur la scène européenne et d’importants travaux étaient réalisés au stade Marcel Picot. http://www.ina.fr/video/CAB7800507501

Puis, lors de la saison 1986-1987, le centre de formation de Nancy, qui a subi depuis de nombreuses transformations, est alors dirigé par Aldo Platini.

Pour finir, qui mieux que Jacques Rousselot, Président de l’ASNL depuis plus de deux décennies, pour décrire cette formation à la nancéienne depuis 50 ans ? « Depuis sa création en 1967, l’ASNL s’est toujours appuyée sur ses jeunes. En moyenne, chaque année, trois pensionnaires issus du centre de formation intègrent l’équipe première. Plus d’une centaine de joueurs professionnels, dont le plus illustre Michel Platini, ont été formés en forêt de Haye. La formation est la clé de voute de notre politique. C’est notre intérêt sportif et économique. Nos jeunes sont les garants de l’institution ASNL et deviendront les acteurs de nos victoires de demain. » (asnl.net)

Mais avant de souffler sur les cinquante bougies, le vœu des supporters nancéiens est unanime : décrocher le maintien en Ligue 1. Pour cela, les jeunes joueurs issus du centre Michel Platini tels que Badila, Diagne, Busin, Maouassa, Coulibaly et Aït Bennasser, devront briller avec leurs coéquipiers en cette fin de saison. Et ainsi gagner le pari du maintien.

Jordan Curé-Heaton