ASNL 50 ans

50 ans de passion en rouge et blanc

Questions décalées à des acteurs du club et à des supporters

Patrick Gabriel :

Son meilleur souvenir ? Les remontées en L1. Elles sont l’aboutissement d’une ou de plusieurs bonnes saisons de travail. Bien sûr, il y aussi la Coupe de la Ligue. Pour un club comme Nancy c’est exceptionnel mais les remontées sont toujours des événements particuliers.

Son chouchou ? Tous les garçons qui vont vers le professionnalisme sont des réussites. Si le centre de formation peut participer à leurs éclosions, tant mieux.

Jacques Rousselot ?  C’est quelqu’un de très humain, avec beaucoup de contraintes mais qui sait avoir du recul.

Pablo Correa ? Avec Pablo il y a plein de souvenirs ! Lorsque j’étais entraîneur de la CFA il a joué très peu de matchs, mais il en a quand même disputé quelques-uns. Je dirais que c’est un pro !

Faitout Maouassa :

Un message à faire passer pour les supporters nancéiens ? Je tiens à leur dire qu’on ne va pas lâcher et qu’ils continuent à toujours être derrière nous. Parce que le douzième homme, c’est important.

Le derby à Metz de cette année ? Ça me ferait rêver de disputer ce match. C’est le coach qui décide, mais jouer un derby c’est vraiment quelque chose d’exceptionnel !

Les clubs rêvés ? Arsenal ou le FC Barcelone.

Les consignes du coach avant son premier match de L1 ? Il m’a dit de provoquer, de me libérer et de jouer comme je sais le faire.

Pascal C : administrateur de la page Nancy Fairplay

L’objet insolite ? J’ai un collègue qui m’a offert un sucre ASNL, du coup je l’ai mis dans une boîte et pas dans mon café, je préfère le conserver !

Le meilleur souvenir ? Le 22 avril 2006. Ma pire et ma plus belle journée car j’avais perdu quelqu’un de cher le jour de la finale contre Nice et qui aimait bien aussi l’ASNL. Le soir c’était quelque part l’extase donc j’ai vécu une journée à la fois très basse et très haute avec aussi des pleurs de joie et de passion. Mais j’ai toujours la tête dans le stade de France.

Jacques Rousselot ? C’est un père. Il porte l’ASNL dans son coeur. On a beau avoir vécu des choses un peu compliquées, soyons francs, sans son porte-feuille on n’aurait rien vécu, et sans son coeur, même chose. Si les gens reviennent autant au club, ce n’est pas un hasard. On lui doit tout donc merci beaucoup !

Pablo Correa ? Un garçon magique à la fois sur le terrain et pour le groupe. Je pense qu’il a aussi son caractère bien à lui. Il a condamné un certain nombre de joueurs, mais c’est le jeu du sport.

Pascal Bérenguer ? Infatigable, increvable, et une bête de travail et de présence sur le terrain. Un peu dans l’esprit de Frédéric Biancalani. Bérenguer “déménage” peut-être pas autant que Macaluso mais pour une équipe de déménageurs ce serait bien !

Les tifos ? Quand il y a le derby c’est magique. On peut saluer le travail réalisé par les groupes de supporters. Ils me font rêver quand ils font ça. Je lance un appel, il faut arrêter de bannir les supporters adverses lors du derby, il faut trouver des solutions car ça doit rester du sport.

Le 6-0 contre Rennes en 2005 ? C’était le seul match de la saison auquel je n’avais pas assisté car j’étais à un mariage. Je suivais le multiplex et je pensais qu’ils avaient truqué mon téléphone !

Nancy-Feyenoord ? La seule fois où j’ai eu peur dans un stade. Je me suis demandé, assez impuissant, ce qu’on aurait pu faire si ça c’était très mal passé.

La défaite 3-0 à Metz ? Je crois que c’est le match le plus mal organisé que j’ai jamais connu. On est nombreux à avoir vécu le coup d’envoi dans le bus alors qu’on était encore loin du stade. Sans oublier le fait que ce jour-là, on a mis 4h30 ou 5h pour faire 60km. Donc la prochaine fois je pense que je viendrai en vélo, ça sera beaucoup plus rapide !

Mascotte préférée ? Celle qui rassemble tout le monde c’est le St-Nicolas du 6 décembre !

Un message à faire passer ? Toutes les émotions sont belles à vivre, qu’elles soient tristes ou magiques. C’est aussi ça qui fait le charme d’un club. Je voudrais aussi dire merci aussi à tout ceux qui oeuvrent dans l’ombre. J’espère que ça durera 50 ans de plus, et que ce soit avec des chinois ou des brésiliens. J’ai passé de superbes moments grâce au club. Donc je vais bien souffler sur les 50 chardons !

Allan Portzert : 21 ans, animateur de l’émission Fans of Nancy

Les valeurs du club ? La ferveur et aussi le côté familial puisqu’on se réunit à chaque match à Picot.

Un avis sur la formation de l’ASNL  ?  Mon père travaillait aussi en forêt de Haye. (Il est le fils d’André Portzert, l’ancien speaker historique de l’ASNL, décédé en 2009). Aujourd’hui, la maison n’existe plus mais elle était située sur l’actuel parking des joueurs. Donc je connais le centre de formation par cœur. Et à l’époque, ma chienne avait même crevé des ballons pendant des entraînements des professionnels !

Meilleurs souvenirs à Picot ? La Coupe de la Ligue et Schalke, mais aussi la récente montée en L1. En 2008 le derby remporté 2-1. Quand Metz égalise, leurs supporters exultent dans le parcage mais l’ASNL marque juste après !

Et pour les 40 ans du club à Picot, mon père avait fait lever les écharpes dans tout le stade. C’était quelque chose qu’il voulait faire. Il m’avait raconté que c’était impressionnant d’être au milieu de tout ça.

Pire souvenir ? La descente en 2013. Sur le but de Nancy, je ne me suis pas levé je crois, tellement j’étais déçu. C’est la seule fois où je suis resté assis sur un de nos buts. À la fin, je n’arrivais pas à me dire qu’on était redescendu et je suis parti du stade dans les derniers .

Anecdote de déplacement ? À Tours l’an dernier il y avait un orage mais on avait gagné 5-2 !

Adam Guesle : 13 ans, abonné en tribune Piantoni

Tifo inoubliable : Celui déployé face à Metz à Picot ! “L’histoire de la Lorraine est actée, Nancy en est la capitale.”

But préféré ? Celui de Youssef Aït Bennasser face au Havre à Picot.

Chouchou ? Joffrey Cuffaut, il a une bonne mentalité.

Chant préféré ? Les chants sur Metz je les aime bien !

Un match difficile à digérer ? Le match contre Lille de cette année, j’avais envie de pleurer, j’en ai marre qu’on se fasse voler par l’arbitrage. À la fin de la saison on fera le calcul de combien de fois on s’est fait voler.

Stéphane Lamaix, Président des Socios Nancy

Son souhait ? La création d’une véritable communauté de supporters. La plateforme “Le Klub” c’est bien, mais c’est plus dans l’optique client. Notre objectif c’est de mettre les supporters au cœur du club. Nous, nous serons toujours là, car l’identité d’un club passe avant tout par ses supporters.

Le départ de Clément Lenglet ? On s’est tiré une balle dans le pied en ne recrutant personne.

Pire souvenir : La descente contre Cannes, on était 2 500 nancéiens à avoir fait le voyage pour rien au final.

Meilleur souvenir : La victoire contre Strasbourg 4-3 en D2. Nancy avait pris le large sur eux et grâce à ce succès on était monté en L1. Un match grandiose avec plus de 20 000 personnes et une énorme ambiance !

Un chouchou ? Tony Vairelles. Il représentait bien l’ASNL. Un jeune du coin qui est parti de rien en DH, et qui du jour au lendemain, s’est retrouvé en D1.

Platini ? Un chef d’orchestre

Fc Metz ? Un derby ça ne se joue pas, ça se gagne !

Pablo Correa ? Il a marqué et continue de marquer l’histoire du club.

Jacques Rousselot ? Merci pour tout ce qu’il a fait à l’ASNL. Les titres récoltés, c’est grâce à lui. Il a su prendre des risques à un moment donné pour sauver le club. Alors certes, il a fait des erreurs comme tout le monde, mais les a toujours assumé.

Un tifo inoubliable ? Lors du décès de Philippe Schuth, c’était émouvant.

22 avril 2006 ? Une journée mémorable.

Pascal Bérenguer ? Il a marqué le club et surtout les pigeons qui volaient au-dessus de Picot ! Lorsqu’il était au coup-franc, on s’attendait au pire. Il a toujours mouillé le maillot même si ce n’est pas un lorrain de cœur, c’est un lorrain d’adoption

Matthieu Barbier ? Il faisait vivre les matchs comme personne.

Les frères Hadji ? Deux symboles de l’ASNL. Attachés et concernés par le club.

Marius Schneider : 23 ans, animateur de l’émission Es-tu Sport ?

FC Metz ? Rival et aussi 4-0.

Un chouchou ? Julien Féret.

Le joueur historique ? Youssouf Hadji.

La plus grosse déception ? Romain Grange. Il avait beaucoup de potentiel mais n’a jamais percé.

Jacques Rousselot ? Le gestionnaire de club brillant. Un père qui donne tout pour son club. Qui essaie de faire tout ce qu’il peut avec. Je suis sûr qu’il ne vendra pas à n’importe qui.

Pablo Correa ? C’est presque une légende, en tout cas c’est l’homme de la situation. L’ASNL c’est un club dans lequel on se doit de connaître ses institutions. Avec Fernandez ça n’a pas du tout marché, peut-être parce qu’il ne les connaissait pas.  

Meilleur souvenir ? Forcément la victoire en Coupe de la Ligue, mais aussi la victoire contre Schalke à Picot.

Pire souvenir ? Quand on descend en L2 en 2012. On avait fait une remontée fantastique avec Patrick Gabriel. On était proche d’obtenir le maintien. Je me rappelle de ce match à Picot face à Bastia, il m’a marqué. On ne méritait vraiment pas de le perdre. Tout le stade s’était levé pour applaudir comme un seul homme les joueurs de l’ASNL alors qu’on était relégués. Mais les joueurs avaient tout donné, et mouillé le maillot. Un club qui descend officiellement en L2 devant son public et qui se fait soutenir pendant cinq minutes au coup de sifflet final , ça c’est ultra émouvant !

Michel Platini : C’est la légende, c’est celui qui a fait connaître Nancy. Il a fini deuxième au ballon d’or en étant joueur de l’ASNL, incroyable !

Chant préféré ? “Et la Lorraine est rouge et blanche”.

Enfin, une phrase pour définir le club au chardon ? Des passionnés à tous les étages.